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Presse / Revue de presse

 

Un patrimoine à exploiter

Le Rapport sur la Valorisation du Patrimoine de la France, remis par Eric de Montgolfier à Nicolas Sarkozy en octobre 2010, engage l'Etat à développer les retombées économiques des sites du patrimoine.

Source: La Documentation Française - 08/10/10

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/104000524/index.shtml

 

Un musée pour sauver une région

Image, industrie, emploi, tourisme... l'ouverture du Louvre-Lens prévue en décembre 2012 est déjà vécue comme un formidable vecteur de développement économique dans l'ancien bassin minier.

Source: Les Echos - 22/11/10

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/service-distribution/actu/020948429537-le-louvre-catalyseur-du-developpement-economique-lensois.htm

 

La RMN à la conquête du patrimoine italien

En partenariat avec Mondadori Electa, la RMN capitalise sur son savoir-faire en matière de gestion de boutiques culturelles pour s'implanter en Italie... avant d'investir d'autres marchés à l'international.

Source: Le Journal des Arts - 5/11/10

http://www.artclair.com/jda/archives/docs_article/79291/la-grande-aventure---electa-rmn--.php

 

Culture et développement régional en Europe

L'Étude sur la Contribution de la Culture au Développement Régional et Local, publiée début novembre par la Commission Européenne, met en valeur l'immense potentiel du patrimoine dans le développement économique local.

Source: European Commission Culture - 5/11/10

http://ec.europa.eu/culture/key-documents/doc2942_en.htm

 

Près de 15 millions d'œuvres accessibles en ligne

Le portail européen Européana, qui rassemble des œuvres numérisées provenant des institutions culturelles de toute l'Europe,  a dépassé l'objectif de la Commission Européenne fixé à 10 millions d'œuvres en libre consultation en 2010.

Source: Artesi - 22/11/2010

http://www.artesi.artesi-idf.com/public/article/europeana-permet-l%E2%80%99acces-en-ligne.html?id=22277&crt=355

 

 

Des conservateurs audacieux

Un article qui revient sur une nouvelle génération de conservateurs, mis sur le devant de la scène pour leurs initiatives parfois polémiques mais toujours audacieuses.

Source: Le Figaro - 23/11/10

http://www.lefigaro.fr/culture/2010/11/23/03004-20101123ARTFIG00452-les-musees-changentles-conservateurs-aussi.php

 

Les sites culturels nationaux subissent aussi la rigueur

Subventions en baisse et non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux: François Baroin incite les établissements culturels à dépenser moins.

Source: ArtClair - 15/10/2010

http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/80373/francois-baroin-incite-les-etablissements-culturels-a-faire-des-economies.php

 

 


 

 

FEMME À RENNES Janv 2011: "L'objet culturel porteur de sens"

  


 

LE FIGAROSCOPE : "L'objet culturel a la cote"

 

Pendant deux jours, les boutiques des musées vont faire leur marché au salon Museum Expressions. Un salon professionnel qui pointe une vraie mode : l’objet culturel. De la copie d’œuvre d’art à la création inspirée par les expositions, ces boutiques ont des trésors en rayon.

 

De tout oui, mais de qualité.
Des moulages, des bougeoirs, des photophores, des bijoux, des foulards, des puzzles, des porte-clés…on trouve toute sorte d’objets dans les boutiques. Les musées savent qu’ils vendent aussi leur image et sauf exception, les objets même à prix modique, sont de qualité. «Nous vendons un crayon souvenir à 1;40€ mais il est fabriqué par Caran d’Ache», souligne la responsable de la boutique du Musée Rodin. Dans une autre gamme de prix, le même musée propose des sculptures en résine du Baiser, du Penseur, réalisées à la main dans les moules originaux du maître rodin. Si ce n’est pas de l’œuvre d’art, c’est en tout cas du savoir- faire haut de gamme.

 

Pièces uniques et créations
Tous ces objets sont le fruit de vraies politiques commerciales. La boutique du Musée des Arts décoratifs (107, Rivoli) est gérée par Artcodif, filiale des Galeries Lafayette, celle du Centre Pompidou par Printemps, celle du palais des la Découverte par Nature et découvertes, celle du Musée de la marine par un libraire de La Rochelle, celle du Musée Rodin possède un statut particulier ainsi que celles de petits musées privés, et toutes les autres sont gérées selon le statut du musée. S’il est national, c’est la RMN –Réunion des musées nationaux (établissement public à caractère commercial depuis 1990) -, s’il est municipal, c’est Paris Musées. Un an à l’avance, ces deux structures programment les sorties de produits en fonction du fonds permanent, des expositions temporaires, de la fréquentation du musée, de ce qui sera acheté, créé, reproduit… Conclusion, l’objet des boutiques de musées est un vrai business. Normal quand on sait que celles de Versailles peuvent accueillir jusqu’à 5 000 visiteurs par jour !

 

MARIE-HELENE JACQUIER

 

Qui achète quoi ?
Marie-Antoinette fait l’unanimité.
A Versailles, les Français apprécient de plus en plus les objets haut de gamme, les Japonais plébiscitent les petits objets peu encombrants, les Américains raffolent de la porcelaine et des bijoux, les Russes de tout et sans compter, les Italiens de la réplique de pendules et de chaussures d’époque, les Espagnols du tee-shirt et du DVD, les Chinois du multimédia et tous adorent Marie-Antoinette (les étrangers sont persuadés qu’elle fut l’épouse de Louis XIV). M.-H.J.

 

Du tee-shirt au super moulage

1. L’objet de musée se veut de qualité, et même raffiné comme ce grand modèle du vase en résine molle et translucide «Pompitu» de Gaetano Pesce boutique du Musée des arts décoratifs, 2 200 €. Ou ce bol égyptien de forme très moderne, copie d’un bol datant de l’époque égyptienne prédynastique (Louvre) 75€.
2 . Les Bijoux sont toujours les chouchous comme ce bracelet de Suse, plaqué or, 350€ (Louvre) inspiré d’une bague d’archet de Suse, ville iranienne datant de 4 000 ans avant J-V. Le bijou « équitable » fait son entrée au Musée du quai Branly, avec cette bague fabriquée par une association de sourds et muets thaïlandais (7,50€à. Plus de 3 000 exemplaires déjà vendus !
3 . Du moulage à la médaille la gamme de prix est énorme. Le plus gros et le plus cher de tous les objets en vente dans tous les musées, c’est la Vénus de Milo en grandeur nature, 2,02m en résine, 3 620 €. Un moulage réalisé par les ateliers du Louvre et des Musées de France qui disposent de 6 000 formes retraçant l’histoire de la sculpture mondiale.
Le best-seller des ventes du musée Rodin, pour 2 € une médaille en métal, «Le Penseur», signé Arthus Bertrand.
4 .  Les grands classiques ce sont le mug et le tee-shirt. On les retrouve partout dans tous les musées du monde et ce sont les articles les plus demandés, ils se déclinent sur toutes les thématiques. Exemple : mug, 9€ et les très napoléoniens tee-shirts, 25 € du Musée de l’Armée.
5 . La vogue des arts de la table. Verres, carafes, assiettes séduisent de plus en plus les visiteurs des musées (75% étant des femmes). Le Musée de la vie romantique propose par exemple une réédition d’un service en cristal ambre et bleu acheté en 1830 par George Sand. (verre à eau : 35€ TTC, Verre à vin blanc : 30TTC, Verre à porto : 29 € TTC, verre à liqueur : 29€ TTC, Carafon à liqueur : 107€ TTC)

 

Interview – Le goût de l’objet qui a du sens
La commissaire du salon de l’objet culturel Sophie Le Moing évoque les tendances de ce marché en expansion.

 

Quelle est la grande tendance ?
Celle qui se confirme depuis les années 1990 : le développement d’objets culturels de plus en plus créatifs, esthétiques pour la mode et la décoration d’intérieur. Ainsi cette année, la société portugaise Bidinamica propose aux musées de reconvertir leurs bâches de promotion d’expositions en sacs et accessoires tandis que la nouvelle marque française Téo Jasmin présente sa ligne de fauteuils illustrés d’une Joconde.

 

C’est un marché en pleine croissance ?
Oui, avec une augmentation annuelle moyenne de 10% des ventes dans les boutiques de musées. La RMN et Paris-Musées sont les grands acteurs mais c’est un secteur appelé à être de plus en plus concurrentiel. Le premier grand groupe privé espagnol du secteur, Aldeasa, se lance d’ailleurs sur le matché français.

 

C’est la mort de la carte postale ?
Pas du tout ! Elle se modifie, intègre la 3D. Tout simplement, l’objet culturel n’est plus acheté uniquement comme souvenir mais parce qu’il a du sens.

 

 


 

LIBERATION : "Au bazar des musées"

A Paris, le Salon de l’objet culturel déballe magnets, stylos, sacs, boules de neige ou reproductions d’œuvres d’art. Visite au pays lucratif du produit dérivé.

Vous envisagez d’ouvrir une succursale de votre musée sur un site touristique des Emirats, ou dans un riche quartier de Pékin ? Pensez d’ores et déjà à la boutique de l’établissement : magnets, stylos, sacs, boules de neige, casquettes et autres «objets culturels» personnalisables sont exposés à la Porte Maillot, qui accueille le salon de la supérette de musée. La «valorisation de marque culturelle», c’est l’avenir. «La fréquentation en constante augmentation des sites patrimoniaux, la multiplication de l’ouverture afu public de lieux privés classés, font de cette consommation culturelle une tendance lourde du marché.» analysent les organisateurs.
 « Vecteur ». Chez le suisse Prodir, le stylo décoré aux couleurs de votre expo ou de votre musée est à l’euro (1,60 avec une boîte autour), mais ne s’achète que par lot de 500 minimum. Le British Museum les revend 9 euros dans ses boutiques, les établissements moins prestigieux se contentent  de 5 ou 6 euros. Prodir en écoule un demi-million par an, du Riksmuseum (Amsterdam) au National Museum of History (Tapei). «Chaque stylo est garanti pour 5 000 mètres s’écriture ; il changera probablement quinze fois de main au long de sa vie, ce qui en fait un excellent vecteur de communication», assure Nathashja sur le stand.
Chez le français Kalco, le plat « Marcel Duchamp » est à 6 euros. Ce modèle, créé pour le Centre Pompidou lors de son exposition Dada, est en porcelaine blanche avec en son milieu la fameuse inscription «LHOOQ », nom donné par Duchamp à sa Joconde moustachue. Ca se vend si bien (de 2,2 à 2,5 fois le prix initial), que Paris Musée, gestionnaire de la Boutique de Pompidou, en a commandé 2000 ! Pierre Pinoncelli, si tu repasses par là, va foutre des coups de marteau dans la boutique plutôt que sur l’Urinoir – les produits dérivés ne font-ils pas peser une grave menace sur l’héritage duchampien ? Kalco produit aussi de très jolis cendriers pour la boutique de l’Assemblée nationale, où ces objets sont vendus sous le nom politiquement correct de «vide-poches». Notons que la boutique des députés offre aussi des gommes en forme de buste de Marianne, acquises chez l’espagnol Publitema, qui en aurait écoulé 5000. Cette société réalise par ailleurs des touts Eiffel en caoutchouc (roses, rouges ou bleues) en vente dans la crypte de Notre Dame pour quelques sous.
Cette 12ème édition du salon de l’objet culturel déploie ses trésors sur le niveau 1 du Palais des Congrès. Ne pas se tromper d’étage ! Au niveau 2, le 5ème Congrès de l’encéphale accueille le visiteur par cet avertissement : «Considérant la prévalence des maladie mentales qui touchent environ 25% des personnes d’une tranche d’âge, la psychiatrie devrait peser plus lourde qu’elle ne pèse. » On redescend aussitôt, pour tomber sur le stand de la société Arts et Civilisations et ses Vénus de Milo à 5,50euros pièce, ses Victoire de Samothrace à 8,50 euros, élégantes statuettes en poudre d’albâtre qui ne demandent qu’à embellir votre intérieur. A côté, l’italien Creart Roma vend des fresques de Pompéi à 20 euros et des Colisée en céramique à 40 eruos. Il y a aussi d’assez jolis porte-savons.
Paillettes. Le roi de la boule de neige égyptienne, c’est Cadojeux Cadorev : la tête d’Horus noyée dans les paillettes dorées vaut le détour, surtout à ce prix : 6,50 euros. Au rayon maroquinerie, le Boston Institute of Fine Art et la National Portrait Gallery de Londres ont fait confiance au fabricant irlandais Tinnakeenly, qui les remercie mais s’étonne de na pas avoir de commandes en France : ses sacs en cuir à 47,50 euros, sur le flanc desquels on peur apposer des «motifs culturels», ne sont-ils pas de bons produits ? En plus, les musées les revendent en général pour le double au minimum. Les montres de la société Luxembourgeoise Sphere Time sont en vente au musée juif de Berlin comme au Bristish Museum, et même à la Comédie Française. Commandes par lot de 200 minimum, 6 à 9 euros pièce. Etanches jusqu’à 30 mètres de profondeur.
Les ventes des boutiques progressent de 10% chaque année. Le produit dérivé culturel explose : «Ce secteur est celui du cadeau qui distingue autant celui qui le reçoit que celui qui l’offre ; grâce à la valeur ajoutée de ces objets», observent finement les organisateurs du salon. La valeur ajoutée vient rosir le fronton des palais de la culture, c’est comme une nouvelle aube.
EDOUARD LAUNET

 


 

Métro

 

Salon de référence de l'objet culturel, de la décoration et de l'art, la 12ème édition de Museum expressions vous invite à découvrir toutes les nouvelles tendances  culturelles aujourd'hui et demain au Palais des Congrès de Paris, de 9h30 à 19h.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

TABLE & CADEAU -  "De l'art à revendre"

 

Salon de l’objet culturel, Museum Expressions s’affirme sur son créneau des produits dérivés du patrimoine culturel. Des produits de qualité qui ne sont plus désormais réservés aux boutiques de musées et monuments, mais que les détaillants en cadeaux et décoration peuvent ajouter à leur offre afin de se distinguer et se positionner sur son créneau moyen haut de gamme original. Une nouvelle version de la chasse aux trésors ?

Toujours à la recherche de beaux objets déco africains, As’Art a déniché une collection de lampes et photophores en œufs d’autruche finement gravés. Eclairés, ils prennent une belle couleur orange…

La société alsacienne kelnet, et fabrique et commercialise la « Kelnet », un carré d’étoffe en microfibre pour nettoyer toutes les surfaces en verre fragiles : lunettes, écran d’ordinateur…sans les rayer. Des dizaines de motifs sont disponibles. Personnalisable au logo de votre commerce, il peut être aussi un support original de communication à l’occasion d’un anniversaire ou d’une opération commerciale.

Art Museum Concept a inventé le « Penpad ». Cet ensemble carnet de notes et son stylo, au corps en carton, imprimés des grands chefs-d’œuvre et monuments, véhicule l’art jusque dans le sac de vos clients. En papier et carton recyclés, biodégradables à 95%, il est aussi disponible en uni ou imprimé plus classiques et différentes tailles.

Les motifs sont également déclinés en marque-page aimanté (présentoir de 180 pièces) et toute une collection de papeterie.

Collection de linge d’office « Café & Chocolat » par Douce France, fabricant français de textile et de décoration pour la maison…La société propose également une personnalisation des articles à partir de 100 pièces).


La créatrice néerlandaise Suseela Gorter a créé une collection de vases fleuris, Flat Flowers, des stickers (30 x 30 cm et 30 x 37 cm) visibles des deux côtés, à fixation statique (sans colle), donc repositionnables plusieurs fois. Nouveau, une édition spéciale en accord avec le Musée Van Gogh d’Amsterdam, avec deux fleurs honorées par l’artiste :les tournesols et les iris, disponibles en 30 x 37cm ou 15 x 15 cm. En effet, les bouquets sonr également commercialisés sous forme de carte de vœux (double face repositionnable) en 15 x 15 cm, avec son enveloppe couleur argent. 17 modèles disponibles. A noter : la collection Van Gogh a reçu le Prix de l’Objet 2007 du salon.


Que faire des banderoles et kakémonos de promotion d’événements culturels en toile plastifiée (PVC, polyester…) une fois l’événement achevé ? L’idée est venue du Portugal où Tela Bags fabrique à la main et commercialise des cabas, des sacs à mains ou de classe, taillés dans ce matériel publicitaire voué à s’entasser dans les décharges. Des modèles uniques, exclusifs et tendances, qui conjuguent créativité et protection de l’environnement. Notre coup de cœur à nous !


Les marque-pages du fabricant varois Le Signe Page sont de véritables bijoux. En plaqué or 24 carats, ce sont des cadeaux à la fois originaux, raffinés et pratiques. Ils sont dotés d’un effet ressort » qui leur permet de ne pas se déformer et de ne pas abîmer le livre. Déclinés sur 140 modèles et plusieurs thèmes (Egypte ancienne, patrimoine, animaux, zodiaque…), ils sont également personnalisables avec votre logo et votre texte à partir de 100 exemplaires.

Sur le site de l’ancienne Manufacture Royale de Wesserling, la société Tex’thur a renoué avec le savoir-faire et la création d’étoffes d’après un original ou personnalisées et réalise des motifs, développe des collections à thème de foulards, pochettes, linge de table et d’office, parapluies…Parmi ses clients, des musées nationaux et privés, des châteaux, des institutions…La société est également engagée dans la recherche et la mise au point de nouveaux textiles, imprimées en techniques mixtes (anciennes et nouvelles) avec des encres naturelles et végétales. Ici, la collection « Potager »…


Isabelle Gadéa voit des anges partout ! La jeune créatrice de Le mot et la chose propose sa « poésie tactile », toute une collection de petits objets (badges, miroirs de sac, bracelets, signets, gris-gris, images-objets poétiques…) ornés d’angelots ou d’images sacrées, qui diffusent des messages de paix et de bonheur. Vendus à la pièce ou en « petits paquet d’amour », des berlingots en polypro renfermant plusieurs objets (trois assortiments).


Agenda, répertoires, livres blancs…Les articles de papeterie de Paperblanks sont de véritables œuvres d’arts. Reliure soignée, couverture à l’aspect cuir vieilli, soie, décorée à la feuille d’or, imprimée d’œuvres de maîtres ou inspirées des cultures du monde. Ici, la série « Les Manuscrits estampés », reproduisant les autographes de grands génies : Rembrandt, Mozart, van Gogh…

 


LE BIJOUTIER – "Museum Expressions, salon de référence de l'objet culturel" 

 

Museum Expressions, créé en 1996, n’a cessé d’évoluer, pour devenir le Salon de Référence de l’Objet Culturel, de décoration et d’Art. Véritable carrefour d’échanges internationaux, il permet chaque année aux nombreux professionnels et acheteurs du monde entier de rencontrer tous ceux qui éditent, distribuent et commercialisent les objets culturels, artistiques ou décoratifs.
Pour sa 12ème édition, qui se tiendra au Palais des Congrès, Paris - Porte Maillot, les 25 et 26 janvier prochains, le salon s’affirme sur son marché en offrant une grande variété de produits haut de gamme et manifeste sa volonté d’élargir son visitorat pour les professionnels qui interviennent dans la distribution et la commercialisation d’objets dérivés du patrimoine culturel, de la décoration et de l’art : fabricants, artisans, éditeurs, designers, architectes, décorateurs et membres des institutions culturelles.
C’est également l’opportunité, unique en Europe, de rencontrer 150 exposants issus des meilleures entreprises mondiales qui offrent des objets exceptionnels et de grande qualité à un visitorat de plus de 4 000 acheteurs internationaux des univers des musées, des sites patrimoniaux, des réseaux ou boutiques d’art et de décoration qui constituent le marché de la consommation d’objets culturels d’art ou de décoration.

 

 


 

LE JOURNAL DU TEXTILE -  "L’offre se renouvelle à Museum Expressions"

 

Impression numérique et fibres modernisent les textiles culturels.

Dans l’agenda des salons professionnels généralistes, Museum Expressions poursuit son bonhomme de chemin, pour la douzième année. Seule manifestation européenne d’objets dérivés valorisant des sites culturels, elle a réuni 130 exposants, fin janvier, au Palais des Congrès de Paris et reçu 4.000 visiteurs, dont les distributeurs, responsables de boutiques de musées ou de magasins vivant du tourisme.

Un créneau à succès, vu la facilité avec laquelle visiteurs et vacanciers s’offrent un souvenir sur leur passage : une cravate pour papa, une soierie pour maman, une casquette pour la bambin, une besace pour sa sœur et un parapluie pour l’automne. Côtoyant les rayons de bijouterie horlogerie, d’art de la table, de reproductions, de papeterie et d’édition, de jeux et jouets, les vêtements et textiles de maison s’imposent désormais sur les tourniquets, vendus tels des cartes postales, grâce à d’astucieux packagings.

Jugés moins gadget que beaucoup de babioles, ils offrent aux artisans et aux petites entreprises de proximité un créneau que prospectent peu les grands groupes et les importateurs. On trouve à Museum Expressions de nombreux groupements d’artisans, issus de pays touristiques, du Lazio ou du Piémont italien, d’Espagne, du Portugal ou de Grande-Bretagne. De même, dans les régions textiles françaises, des  firmes ont rebondi grâce à cette niche, qui peut leur permettre de valoriser à nouveau leur technicité. Elles sont avantagées par leur flexibilité et leur réactivité à livrer, en séries courtes et personnalisées, des articles pourtant jugés traditionnels.

Repris il y a dix-huit mois par Dominique de Checchi, ex-dirigeant de Boussac-Fadini, le tisseur Art de Lys, spécialisé en reproductions de tapisseries anciennes, vient ainsi de rajeunir son offre par de nouveaux motifs, appliqués à une ligne de produits finis, à plus forte valeur ajoutée, comprenant des trousses et des coussins de sol pour la maison mais aussi des sacs, sous-traités en Italie.

En Alsace, et au-delà des essuie lunettes en microfibres, sur lesquels la firme Kelnet reproduit Les Tahitiennes de Gauguin, c’est un autre ancien de Boussac, Olivier Procureur, qui, venu de l’usine de Wesserling, a créé son atelier, Tex’Thur, en 2004. Valorisant à la fois  la garance, produite localement, et les nouvelles techniques d’impression à jet d’encre, ce coloriste reconstitue des pièces anciennes pour les musées, auxquels il livre foulards et pochettes, parapluies et linge de table, à partir de couleurs végétales appliquées au coton.

C’est, enfin, dans la région lyonnaise que la firme de linge de maison Dany Style, fondée par Dany Pontvianne, a lancé sa marque Douce France de linge de table personnalisé par les broderies. De la Réserve géologique de Haute Provence aux stations autrichiennes de ski, les salons régionaux de cadeaux à Lyon, Toulouse ou rennes sont des lieux de diffusion élus par la firme. Réalisant ses prototypes dans son propre atelier, elle sous-traite la fabrication de série au Portugal, voire en Inde. «Nos minima, de 100 pièces, ainsi que nos trois à cinq semaines de délai de livraison permettent à un musée de promouvoir rapidement une exposition temporaire, note Fabienne Argence, directrice de la frime et fille de sa fondatrice. Nous devons la réussite de notre diversification à cette réactivité et à notre présence auprès du client.»

Mais, cette année, aux côtés de l’offre habituelle de napperons, de chaussettes, d’écharpes, de gants, de sacs ou de tongs, le salon a vu apparaître de nouveaux produits grâce à l’arrivée de jeunes créateurs utilisant les progrès techniques de l’impression sur tissu. Egayant fenêtres et cloisons grâce à la reproduction qualitative de photos sur stores, panneaux et abat-jour laissant filtrer la lumière, Claude Monet et Andy Warhol s’invitent désormais à la maison. Fondatrice de Téo Jasmin, Angeline Bailly s’est ainsi spécialisée dans l’impression numérique sur tissu, lin coton en particulier, pour réaliser deux collections par an de coussins, paravents, luminaires et panneaux muraux reproduisant des photos de musées, mais aussi de particuliers.


Châteaux et paysages
Il en va de même d’Arielle Dequevauviller, qui ajoute à ses panneaux de polyester imprimé et ses tores de tarlatane brodés ses premiers rideaux et chemins de table en fibres optiques, parsemés de feuilles et de cœurs qui changent de couleurs au gré d’une programmation électrique. Des innovations dues aux synergies, techniques entre autres, entre les 20 membres du réseau Espace Mode Création que soutiennent la Direction générale de l’Industrie, le conseil général du Nord-Pas-de-Calais.

Livrant ses panneaux au monde du spectacle et du cinéma, spécialiste du très grand format ; le suédois Big Image (80 millions d’Euros de chiffre d’affaires, 80 salariés dans ses deux usines, suédoise et allemande) a rejoint le Salon. Il imprime châteaux ou paysage sur des panneaux de coton pouvant mesurer 6 mètres sur 12. « Nous avons livré les décors des films « Le Pianiste »de Roman Polanski, ou de « Marie-Antoinette », de Sofia Coppola, indique Michel Bernellon, son agent français. Résistant à la pluie, ces panneaux peuvent rester en place durant des semaines de tournage. Ils laissent passer la lumière et permettent ainsi de simuler le jour et la nuit grâce à l’éclairage. » Loin des métiers jacquard et de la reproduction de La Dame à la licorne, ces nouveaux produits, qui peuvent accompagner les événements et les festivals, font évoluer le marché de l’objet culturel, façon 2007.

Claudine MEYER.

 

 


 

 

C+ ACCESSOIRES

 

Museum Expressions, salon dédié à l’objet culturel, ouvre ses portes les 25 et 26 janvier 2007 au Palais des Congrès de Paris. Véritable carrefour d’échanges internationaux, il permet chaque année aux nombreux professionnels et acheteurs du monde entier de rencontrer tous ceux qui éditent, distribuent et commercialisent les objets culturels, artistiques ou décoratifs. 150 exposants réuniront une offre conséquente autour des bijoux, de l’horlogerie, du textile, des accessoires de mode, de la décoration, des arts de la table, de la papeterie, des jouets, des livres, des jeux éducatifs etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Le Figaro et vous  - Faire ses courses au musée…

 

Décoration
Avec un chiffre d'affaires en progression de 10% par an, les boutiques des musées deviennent les nouveaux lieux à la mode.

OBSOLETES, le mug orné de La Joconde et la classique carte postale d'après-exposition. Désormais, les boutiques de musées misent sur des objets décoratifs ou fonctionnels à la forte valeur culturelle. "On appelle "culturel", un objet qui porte en lui une référence, qu'elle soit liée au patrimoine, à l'histoire ou à l'art", note Sophie Le Moing, commissaire générale de Museum Expressions, premier lieu d'approvisionnement des boutiques de musées.Ici et là, du sac personnalisable avec nom et photo du musée, à la reproduction de la vénus de Milo, en passant par une gamme de vaisselle identique à celle que possédait Marie-Antoinette, un large panel d'objets culturels était proposé auc professionnels. Autant de produits dérivés d'expositions ou au contraireéations originales, réalisées par des fabricants indépendants détenteurs d'un savoir-faire (moulage, bijouterie...) ou par les locomotives du secteur comme la réunion des musées nationaux (RMN), associée à des spécialistes."Il y a trois types d'objets culturels, détaille Thomas Grenon, administrateur général de la RMN. D'abord, ceux qui reproduisent à l'identique un objet existant.Ensuite, on trouve les onjets inspirés d'un élement d'une oeuvre d'art. cela a été le cas en 2006, avec les boucles d'oreilles de Marie-Antoinette, réalisées par Lalique d'après celles portées par la reine dans le tableau Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine, reine de France et ses trois enfants, de Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun. Enfin, certains objets relèvent de la création pure et simple, qui puise son inspiration dans le patrimoine. Une prochaine collection de bijoux et d'étoles de la styliste Stella Cadente a ainsi été imaginée d'après les Nymphéas, de Claude Monet."

"Une connivence intellectuelle et affective"Et le succès est au rendez-vous: En 2006, le département édition et marketing de la RMN réalisait un chiffre d'affaires de 63 millions d'euros, en hausse de 6% par ropport à 2005. Quant aux boutiques, dont les prix des objets s'échelonnent en moyenne de 6 à 25€, elles affichent un chiffre d'affaires en augmentation de 10% chaque année d'après Museum Expressions. Plusieurs raisons à cet engouement. "D'abord, explique Thomas Grenon, la visite d'un musée est un moment émotionnellement fort. Acheter un souvenir permet de rapporter un morceau de l'exposition. De plus, on a le sentiment de transgresser un interdit :dans le musée, on ne peut rien toucher, tandis que dans la boutique, les oeuvres sont à la portée de main."Mais surtout le client est en train de changer. Aujourd'hui, il n'est plus seulement un visiteur du musée attenant ni même un touriste. Il est de plus en plus souvent un simple amateur d'objets valorisants, qu'il recherche pour lui-même ou à titre de cadeaux. Désormais estampillées "branchées", les boutiques de musées n"hésitent donc plus à avoir pignon sur rue. Lors de la récente exposition "Arcimboldo (1526-1593)" du Musée du luxembourg, à Paris, la boutique, consacrée intégralement au peintre et conçue comme le prolongement obligatoire de l'expo, était ainsi accessible de l'extérieur. une tendance dans laquelle s'inscrit depuis quelques années déjà le 107 Rivoli, attenant au Musée des arts décoratifs. Avec ses vitrines sur rue, son entrée indépendante et son propore nom, la boutique revendique une existance propore. "Certes, le musée et les expositions temporaires constituent une source d'inspiration, reconnaît François Leblanc, directeur adjoint du "107". Mais par uniquement. Nous proposons également des créations étrangères aux oeuvres exposées, mais qui ont néanmoins une histoire, transmettent un savoir-faire et ne sont pas uniquement décoratives. Et le public est séduit :aujourd'hui, 60% de notre clientèle ne passent pas par le musée." C'est tellement vrai que du 16 février au 22 mars, un espace éphémère dédié aun 107 Rivoli ouvrira ses portes au 1er étage "Créateurs" des galeries Lafayette. On y trouvera des objets design, des bijoux, des livres édités par les Arts décoratives...Tout ce qui fait de la culture un bien de consommation comme un autre...
Clémence Leboulanger

 

 


 

Libération

 

Shopping - De plus en plus garnies, les boutiques de souvenirs s'éloignent du culturel

Tout s'achète au musée
Dans d'obscures temps reculés, la boutique qui ornait la sortie d'un musée était une échoppe de cartes postales à vocation culturelle. Aujourd'hui, c'est au mieux une caverne d'Ali Baba. Et au pire, l'annexe chic d'une grande surface. Le concept s'est dilué au fil des années. On y trouve de tout: des reproductions d'oeuvres et des livres d'art bien sûre, mais aussi une avalanche de bijoux fantaisie, d'étoles en soie, de porcelaine, de vaisselle. Et même des tongs à l'effigie de la Joconde ou des gâteaux tricotés en laine. Au Palais de Tokyo à Paris, lieu d'art contemporain, la plasticienne Aurélie Mathigot expose un festin de sucreries crochetées et tricotées : de 50 euros la religieuse à 550 euros la pièce montée jaune et rose. Chérot certes, mais l'endroit n'est pas la boutique ordinaire. Il a été confié au graffiti-artsite André. Les objets sont enfermés dans des vitrines-frigos car le jeune homme a voulu reproduire le décor d'une station-service de Stockholm, sa ville natale. Ca sent étrangement la guimauve et la barbe à papa. C'est l'univers du gadget, des vieilles baskets, de super-héros japonais, bref des trentenaires en pleine régression adolescente.

Princesse. Bien loin de cet ensemble déjanté, le musée Jacquemart-André, son hôtel particulier du XIXè siècle, ses collections du XVIIIè, dans le chic ouest de Paris. La boutique tente de s'aligner sur cette débauche de raffinement. Des effluves de savons odorants chatouillent les narines dès l'entrée. Et l'offre entend décliner l'ambiance du tableau de Fragonard Jeune Fille délivrant un oiseau de sa cage. Donc, des roses sur des cahiers ou en bougie, des bonbons à l'ancienne parfumés à la violette ou en coquelicot. Un présentoir propose des maquettes de châteaux ou de maisons bourgeoises pour 4 à 19 euros. Tout un monde, complété par un coin enfant qui regorge de livres sur les princesses. Quoique pas toujours dans un goût très Jacquemart (Princess Academy et même un portable de princesse). S'éloignant progressivement de la sphère culturelle, les boutiques de musée ont conquis des terres inexplorées. La gastronomie par exemple. celle du musée du Luxembourg, dans le jardin parisien du même nom, a vendu, lors de la récente exposition Arcimboldo, des confitures aux fruits présents sur les tableaux, et aussi des sacs de graines à planter. Imaginatif.

Résine
. Toujours plus garnis, des magasins suivent la demande. Le marché des objets culturels est en pleine expansion à en croire les organisateurs du salon professionnel Museum Expressions. Curieusement, ce ne sont pas les touristes qui remplissent les caisses. 80% des produits sont achetés par les visiteurs ordinaires des expositions. C'est un rituel : on passe par la boutique, souvent à traverser pour sortir, et on s'en va avec un petit souvenir. Monument du secteur, la Réunion des musées nationaux de France (Rmn) regroupe 40 boutiques et vend ainsi plus de 4 millions de cartes postales par an et plus de 300 000 stylos. Ses best-sellers sont évidemment les catalogues des expositions, les aides à la visite et les albums pour enfants, mais ce n'est pas là que la Rmn fait l'essentiel de son chiffre d'affaires (70 millions d'euros en 2007). Ces boutiques reçoivent en effet une clientèle particulière, les "art-shoppers" comme les appelle l'administrateur général de la Rmn, Thomas Grenon. Ils recherchent des produits haut de gamme pour décorer leur intérieur, en l'occurence des reproductions d'oeuvres en petite taille ou grandeur nature fabriquées par l'atelier du Louvre, en résine souvent. Le penseur  de Rodin coûte 770 euros, la Vénus de Milo, 1020 euros. Onéreux mais garanti culturel. Le gros de la clientèle n'a pas de telles exigences. "En général, explique Thomas Grenon, la boutique d'un musée se conçoit comme le prolongement de la visite d'une exposition. A l'intérieur des salles, on ne peut pas toucher aux sculptures, aux tableaux. dans une boutique il y a la possibilité de transgresser. On peut emporter chez soi les objets." D'où les produits déclinés sur le thème d'une exposition avec, pour la Rmn, "le double souci d'être dans les expositions, et d'être de qualité. Il y a une recherche de créativité permanente."
Ca se voit. Pour l'exposition Marie-Antoinette, qui débute le 15 mars dans les Galeries nationales du garnd Palais, la Rmn a fait appel à plusieurs fournisseurs et à des grandes marques, pour proposer un éventail de "produits dérivés Marie-Antoinette". Le scénographe Robert carseb a été chargé de dessiner des lignes "art de la table", Raynaud un nécessaire de voyage, Lalique des bijoux, boucles d'oreilles et pendentif, à partir des portraits de la reine.
Dans les établissementsqu'elle couvre, la Rmn demande aussi à des créateurs de dessiner des objets propres au lieu. Au musée de l'Orangerie, la créatrice Stella cadente a travaillé sur des bijoux fantaisie et sur des étoles aux couleurs pastels qui rappellent les Nymphéas de Monet accrochés dans ces murs.  La boutique du musée des Arts premiers, quai Branly à Paris, qui se veut la librairie de référence en matière d'art non-occidental, c'ets la créatrice Cristina Pineda qui a eu quartier libre. L'assortiment (bracelets massaï, pareos, ours en peluche avec leurs tatouages maoris) frôle quand même la boutique du Club Med.

Gadget
. dans tous ces commerces, flotte cette question de fond :où se trouve la frontière avec le gadget? Souvent pas loin comme pour la série "Joconde décalée" du Louvre, qui propose outre les tongs, des bobs, des pochettes de lecteurs MP3/ Plutôt que de parler de gadgets, Thomas Grenon préfère utiliser l'expression "produits clin d'oeil": "On ne vend pas à des jeunes Français comme on vend à un touriste chinois." A la boutique du Palais de Tokyon, on assume :"Ici, de toute façon, on ne suit pas l'exposition présente dans le musée, on fait nos propres expositions, et nos clients, ce sont les mêmes qui fréquentent le restaurant: des designers, des gens qui travaillent dans la mode." telle est peut-être l'évolution finale de la boutique :vivre sans son musée.

 

 


 

Table & cadeau

 

Museum Expressions

Entre boutiques de musée et magasins de décoration, les envies de la clientèle et les enjeux divergent. D'où la nécessité de proposer diffréremment une offre parfois similaire.
Fin de la visite, passage par la boutique. Ce schéma touristique s'impose souvant dans les musées et autres lieux historiques français. "Satisfaits du moment passé, les touristes aiment rapporter un souvenir tangible de leurs quelques heures de visites", souligne Sophie Le Moing (photo), commissaire général de Museum Expressions. "Un comportement qui ne cesse de se confirmer, avec une progression du tourisme culturel de l'ordre de 10% par an". Si, au fil des allées du salon et de stand an stand transparaît une certaine diversification de l'offre, 70% de ce marché concerne toujours l'édition et la papeterie, puis dans une moindre mesure, les moulages, objets de déco, la vaisselle et les souvenirs. "Ce qui ets vrai pour les boutiques de musée ne l'est pas forcémement pour les magasins qui tendent également à proposer une offre culturelle". En effet, les responsables achats des grands magasins, de la VPC ou encore de boutiques indépendantes cherchent une offre plus conforme à leurs références habituelles. Pour eux, qui ne pèsent encore que peu sur ce segment de marché, moins de cartes postales, d'agendas, de calendriers ou de livres, mais d'avantages de moulages (surtout depuis que la sculpture est redevenue très tendance), de linge de table, de vaisselle, bougies..."Ces magasins, parfois récemment conquis par ce type de produits, recherchent souvent des objets en référence aux grands musées parisiens comme le Louvre, Orsay ou le Quai Branly, à moins qu'ils ne soient implantés à proximité d'un site historique", précise Sophie Le Moing. Mais dans un cas comme dans l'autre, le commissaire général du salon conseille de diffuser l'offre plutôt que de l'isoler dans un corner dédié.

 

 


 

Le Monde

 

Des copies de musées pour chez soi.
Il est désormais possible de poser sur sa table basse un petit chien (résine-Musée du quai Branly à Paris) utilisé comme oracle par les Kuba d'Afrique; de jouer avec les dés égyptiens (résine-Musée du Louvre); de se draper dans une étole mousseline reprenant le motif de la rose portée par Marie-Antoinette sur le portrait réalisé en 1783 par Ellisabeth Vigée-Lebrun; ou d'arborer un pendentif (en argent-Musée du Louvre)inspiré d'une bague égyptienne de la basse Epoque. ces différents objets-vendus entre 10 et 200 euros sont fabriqués "à l'identique" par des artisans français auxquels les musées confient les originaux. Au vun d'une enquête présentée mardi 16 octobre, les professionnels de l'édition d'objets culturels pourraient décoder, au salon Museum expressions, de développerv la vente de ces copies de pièces de musées très appréciées par les Français et les touristes pour leur beauté et leur "petit supplément d'âme".

F.AM Photos:Réunion des musées nationaux